Aboiements & Tocades

Archives pour mai 2009

T’étais pas né

In Ruminations on mai 31, 2009 at 4:58

Rollstuhlfahrer

Rien de plus terrible qu’un paralytique… Vous savez, celui sur qui a soufflé l’odeur boueuse de la pétrification. J’en suis, moi aussi, à mes heures; crampes du visage, rigidité dans la bras, lourdeur de granit qui m’enfonce dans le matelas, ankylosé à tous les étages du corps humain. Parfois c’est un embarras tel que je me laisse tomber en espérant qu’un courant de fond me ramène sur le sable. Parfois le sang fait fourmiller mes membres comme un vin de vigueur et il se distille alors jusqu’à mon gros orteil bleu.

 

Mais les pétrifications les plus longues vous viennent toujours de vos amis. Je ne parle pas pour ceux dont le pas de vis du désir n’achoppe sur rien et tourne sans jamais avancer, ceux-là, le silence se charge de les travailler au corps et avec un peu de soin, nous pourrions voir la mousse verte se former à la commissure des lèvres. Ils sont comme des gobelets en plastique fendus. Personne ne versera jamais plus ne serait-ce que l’ humble sous-marque de Fanta sur ces fines parois d’un blanc sale.

 

Il y a donc de ces amis intimes qui brûlent vos terrains,  éventrent vos matelas et alors que l’ultime bûche calcinée fait crouler les fondations de votre maison , il naît bizarrement en vous une petite joie méchante et un amour inconsidéré pour le criminel. Et vous, un peu à l’écart, dans l’odeur nocturne du chèvrefeuille, en contemplant le spectacle rougeoyant de la destruction, vous vous dites encore une fois tout est bien.

 

Voilà la grande sécheresse qui galope.

Lorsque j’écoute les albums de Kevin Barnes,  je n’arrive plus à faire de musique. Le Miles Coombes hiberne en moi, chaudement isolé du rude hiver créatif sévissant à l’extérieur.

Of Montreal agit sur moi comme un acide puissant qui rongerait le seul endroit à préserver nécessairement pour créer. Il me déprécie, il me réajuste à ma vraie hauteur, me fait désespérer d’être moi, m’entraîne dans la passion triste de la comparaison. Et j’ai beau savoir logiquement que cette comparaison est absurde et ne m’apporte rien, je la sens pourtant monter en moi, cette douce injustice dont je vais me recouvrir les épaules douillettement. Car le sensation d’injustice est souvent chaleureuse et consolante. On se blottit en elle, libéré du fardeau de vouloir. On murmure des mots rôtis comme « petite maman, petit papa » et alors quoi… on sent pourtant toujours les courants d’air sous la couverture… on se sait laid et niaiseux mais c’en est que plus bon d’accuser la destinée pour cette disgrâce supplémentaire. Forcez cette définition de l’injustice vingt fois et vous aurez un album entier de Fuzati livré avec ses post-ados de fans résidant au CROUS.

 

Et comme un malheur n’arrive jamais seul voilà qu’un auteur m’ôte le pain de la bouche. En fait, il me l’avait enlevé depuis le XIXème siècle mais mon inculture ne s’en était pas encore rendue compte. Je viens donc de m’apercevoir que non seulement Kierkegaard habite chez moi , mais couche aussi avec ma femme et mange dans mon bol Ikea. C’est comme si sous chaque page Sören me murmurait « T’étais pas né».  La distinction de l’éthique et de l’histoire n’attend plus de héraut, elle fut faite dans le Post-scriptum aux miettes philosophiques dont je vous livre un extrait :

 

« Si quelque chose en ce monde peut apprendre à un homme à oser, c’est l’éthique qui apprend à tout oser pour rien, à tout oser et, entre autres choses, à se dérober aux caresses enjôleuses de l’histoire mondiale pour n’être rien. Non l’objection révèle du courage et de la noblesse justement parce qu’elle est éthique; elle dit: l’éthique est quelque chose d’absolu et occupe en nous, de toute éternité, la position la plus haute, et tout ce qu’on ose hardiment n’est pas à moitié gagné, car il y a des choses que l’on ose ainsi, par quoi beaucoup est perdu. D’ailleurs une entreprise osée ce n’est pas un mot ampoulé ou une vive interjection, mais un travail pénible; une entreprise hardie n’est pas une proclamation tumultueuse, si présomptueuse soit-elle, mais une consécration silencieuse qui sait, qui n’anticipe rien, mais engage tout. C’est pourquoi ose, dit l’éthique, ose renoncer à tout, et en particulier à ce commerce distingué et pourtant décevant avec la contemplation de l’histoire mondiale, ose devenir rien du tout… »

 

Vincent

 

 

 

 

 

 

Fringe

In Cinéma/Séries, Tocades on mai 21, 2009 at 10:21

Fringe

C’est la nouvelle série créée par J.J. Abrams. De la science-fiction, bien que très ancrée dans notre actualité, histoire de rendre le tout plus crédible et plus touchant. Pour cela la bonne vieille recette X-Files : le gouvernement vous cache des choses.

Trois personnages : un savant fou échappé de l’asile, son fils surdoué échappé de Dawson et une blonde policière qui a l’impression que sa vie lui échappe, à qui l’on va faire appel pour résoudre des phénomènes mystérieux.

Au niveau esthétique, ça commence mal : les noms des lieux sont indiqués en surimpression sur l’image avec une police 3D très laide. Les noms flottent dans l’espace comme une phrase idiote sur un écran de veille…
Mais bon, pendant les premières heures de la série, on laisse une chance, on sait que la mise en place peut prendre un peu de temps et que les acteurs (un peu à la ramasse il faut l’avouer) s’imposent. Toutefois, on commence vite à grimacer quand on branche un mort sur le cerveau d’un vivant pour les faire communiquer à grands coups de psychotropes et de méga-watts…

On grimace encore dans les moments solopsychotropelectrologiques durant lesquels, pour aller au plus profond de son inconscient, l’héroïne doit plonger dans une vieille cuve pleine de saumure, défoncée à toutes les drogues en circulation -ce dont elle se remet en deux secondes grâce à une chtite piqure d’adrénaline- portant invariablement le même soutien-gorge de sport noir, pour bien prouver qu’elle est le personnage action de la série pendant que le docteur la guide en lui lisant des passages de la Bible, le tout sous les yeux de la vache qui broute dans un coin du labo, élément comique récurrent…

Le coup de grâce arrive dans un épisode dont je n’ai pas retenu le titre mais dont l’intrigue est la suivante : Un jeune homme chimiquement manipulé voit son champs magnétique personnel (on en a tous un semble-t-il) amplifié, et réactif aux émotions. Du coup, quand on l’énerve, il fait planter les ordis, démarrer les voitures, s’écraser les ascenseurs. Ce dernier point aurait pu réduire assez vite la durée de vie du personnage, mais non : lui-même, dans un OTIS qui se crashe, est protégé par son champs magnétique, qui fait airbag…
Ca fait déjà beaucoup non ? Eh bien ce n’est pas fini. Cet épisode est un fourre-tout pour scénariste au bout du rouleau (pour reprendre une expression chère à Nanarland.)
L’enquête mène en effet nos trois larrons dans l’appartement de la maman de notre micro-onde ambulant. Maman dont il a malheureusement fait griller le pacemaker, du coup elle est un peu morte. Et sur quoi nos fins limiers vont-ils se concentrer pour essayer de retrouver le dangereux criminel ? Une cassette audio trouvée là.

Comme vous le savez, une cassette, c’est une bande magnétique.
Ca apporte quoi ? Voyez plutôt : Il suffit de filtrer le son enregistré sur la bande pour retrouver la signature magnétique unique de notre bonhomme.
Et après ? Satellite ? Compteur gégère ? Que nenni, on fait appel à des oiseaux migrateurs, sensibles aux « ondes ». Finement pensé non ? Mais comment qu’on leur fait apprendre les ondes ?
Prenez un lot d’oiseaux migrateurs. Ici en l’occurrence, des pigeons (les scénaristes ont confondu pigeon voyageur et oiseau migrateur, ça arrive.)
Le Dr Maboul affirme qu’il y a de la magnétite dans leur bec. Il suffit donc de les enfermer dans un grand tube de plexi, d’aligner de chaque coté des bobines de tesla qui font des beaux éclairs bleus, et de brancher ces bobines à la fameuse fréquence retrouvée sur la cassette. Voilà nos zoziaux programmés, qui vont en effet droit au hangar où est enfermé le pauvre radiant…

Dans Fringe, la leçon de Lost (ratage par excès de mystères et de portes ouvertes sur rien) semble avoir été retenue : les intrigues, aussi tordues ou multiples puissent-elles être sont toujours liées soit au Dr, soit à une obscure multinationale dont le chef n’est autre que son ancien collaborateur. Ils ont un filet. Du coup, les scénaristes se lâchent à un tel point que tous les trucs d’Abrams (peut être aussi parce qu’ils ne nous surprennent plus) ne parviennent plus à faire passer la pilule.

Il y a un moment où ces bonnes idées ne suffisent plus. On ne peut pas les recycler à l’infini dans des variations sur le même thème ou avec des prétextes de plus en plus farfelus.

Et la surenchère que l’ont voit apparaître entre les séries commence à foutre en l’air l’intérêt même qu’il y avait à s’y intéresser. On aimerait qu’elles puisent toutes être des oeuvres closes, pensées, arrêtées à temps (Twin Peaks, Six Feet Under, Flight of the Conchords…). Ou apportant une esthétique originale (Mad Men, Dexter…).

Mais un bon pilote, avec juste une petite bonne idée, ou un truc suffisamment tordu pour créer la curiosité,  et on tire sur la corde jusqu’à ce qu’elle lâche…

Car je ne vous ai pas dit, mais il y aura une saison 2 !

Nico

Quand les Balisto envahiront le monde

In Aboiements, Philosophie on mai 14, 2009 at 3:04

Panda

Voilà que nous avons encore besoin de nous dépatouiller avec l’écologie et de formuler à son endroit des critiques de rabat-joie.

Ô toi, malheureux lecteur égaré sur notre site, ne lis pas ce texte qui est aussi triste qu’une petite cuillère en inox oubliée dans un fond de bocal de céréales. Détourne tes talons de la bouche d’ennui et cours vers tes envies puissantes. Je te sais tellement faible ami lecteur, je sais que tu es prêt à prémacher avec moi de la brume de mal de tête plutôt que de te mettre véritablement à ce que tu aimes. Soit parce que ce que tu aimes est trop précieux, soit parce que tu es définitivement trop bête et lâche. Alors je t’aurai prévenu, suis-moi donc, puisque tu préfères faire une chose détestable tant la solitude te démange les genoux.

La gauche s’est ratatinée comme un fruit gâté et c’est parce qu’elle entame un cycle de putréfaction que des petits moucherons microscopiques voltigent autour de la corbeille à fruits. Son noyau dur de Marx s’est fissuré définitivement en 89, n’en déplaise à Gainsbourg et à son amour du Capital. Elle nous prépare pourtant une belle revanche et s’apprête à retomber dans ses petits péchés mignons: le rêve d’une classe universelle et l’abolition de la distinction. Car si la voix de la droite sussure devenez tous comme moi, la gauche gueule au mégaphone que le moi devienne comme tous. Voilà pour les tendances: la rigidification des castes ou la vaporeuse citoyenneté mondiale.

Or, la gauche était jusqu’ici orpheline d’un modèle cohérent et seuls quelques universitaires nostalgiques s’évertuaient à raccommoder un système qui avait pourtant fait la preuve de sa nullité. Et voici qu’elle trouve dans ses pieds un outil théorique prêt à l’emploi. Elle n’a plus qu’à se baisser pour tomber à nouveau dans cette délicieuse atmosphère opiacée qu’elle affectionne par-dessus tout. Car l’écologie, n’en doutons pas, sera sa nouvelle maîtresse et son prochain code moral. Comme le marxisme, elle porte en elle les virtualités d’une classe sans classes, l’espoir d’une politique dénuée de rapports de force effacés par l’évidence rationnelle des cataclysmes naturels, la réduction des distinctions sociales aux besoins primaires humains.

Elle tente de trouver dans une pseudo-pensée vitaliste un nouvel ordre imprescriptible, un socle en dur en deça de toute société et de toute rationalité humaine. Elle fait de l’animal qui persiste en nous sa divinité et fonde dans les crocs et la bave son espoir d’universalité, retrouvant ainsi le mythe d’une politique sans temps et sans lieu. Bref, une utopie des plus affreuses puisqu’elle n’arrive même pas à créer des belles images.

Ainsi, pour l’écologiste naïf les différences se taieront forcément devant l’urgence à défendre les ressources naturelles nécessaires à la préservation de toute vie humaine. Comme si l’on ne mourrait pas déjà de faim et de soif dans le monde… Comme si la pensée écologiste n’était pas née du seul constat des pays occidentaux contraints à ne plus pouvoir consommer autant.

L’utopie écologiste est une dialectique négative, elle ne sursume plus, elle descend dans l’animal pour trouver du commun. Elle établit une société totale et élargie de laquelle même les plantes ne sont plus exclues, confondant un peu vite  gouvernance et préservation, politique et bien-être organique. Un matérialisme hygiénique, voilà la face que pourrait prendre l’écologie et le dogme sur lequel tous les futurs casseurs de couilles de la planète se baisseront humblement.

Vincent

 

 

 

 

Les belles chaufferies

In Philosophie, Ruminations on mai 14, 2009 at 11:53
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Admettons que la beauté s’égale à la profondeur. Admettons, chemin faisant, de philosopher des brimborions, d’astiquer du concept à la brosse à reluire. Il s’en trouve ici beaucoup dit en matière d’habitude rongées, et il serait malséant de s’imaginer que l’esprit ne solidifie pas ses durillons. La beauté est un vide du sentiment, elle ne dit pas le plaisir, l’immédiateté, le souvenir en bloc. L’ordre de la révélation lui est étranger, le « choc esthétique », cette rupture de la croûte apparente des phénomènes, loin de la lumière de cieux. On ne pénètre dans le bel univers qu’en acteur, prêt au commerce, démuni de la vue perçante, de l’ouverture préalable à la contemplation.
 
Il fut traditionnellement affirmé et répété que le beau naissait en concomitance de l’agrément, que les dialogues engagés avec une oeuvre avaient ce pouvoir d’escamoter l’existence triviale et ses représentations pour manifester le vrai (romantisme), pour toucher au fond (modernisme de masse). Une conversation, par-delà l’intellect, avec ce moi abyssal, avec cette salamandre de départ dont l’essence est chargée de sentiments, de valeurs et de quolifichets innombrables. On en vint même à parler de totems. Invinciblement, il fallait à l’oeuvre indiquer plus loin qu’elle-même. Si l’on veut bien croire que les rapports institués à l’art ne supposent ni un strict récipiendaire, destinataire contingent de la chose, ni un objet diffusant alentour ses simulacres, alors devrait s’imposer cette idée selon laquelle la beauté est un genre du vivre en un monde, ce dernier ayant pour particularité de résulter d’une création décidée, de s’adosser précisémment à une volonté de faire monde.
 
 Ainsi, considérer l’esthétique comme la tentative d’approcher idéalement le beau signifie qu’un projet ressortissant de cette visée ne pointe aucunement ma, ou votre, satisfaction. Il propose un lieu où évoluer, de droite et de gauche, truffe au vent, les yeux écarquillés, il propose un habitat saisonnier avec ses cloisons, ses places de circulations, des alcôves où pourront se ranger nos babioles, vos ameublements. En somme, la question esthétique ne porte pas sur la réception, sur cet indicible qui, dans la musique et les vers produit dans mon sous-cortex vestibulaire des affections plaisantes, bouffies d’importance par mon adolescence gérontocratique, pas plus que je ne suis une caisse de résonnance appropriée à telle ambiance, tel message transbahuté approximativement par ce qu’il m’importe de nommer art. La particularité esthétique provient de cette appréhension incessante saisissant les bornes et les limites de cet ensemble factice accaparant ; une musique a des bords que ne connaît pas le réel, et de ceci découlent tant et tant d’étrangetés.
Bloombloom

Septentrion nos déchets

In Aboiements, Musique on mai 6, 2009 at 3:28

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Avez-vous déjà eu l’envie de vous masturber dans la steppe grise, d’éjaculer aux étoiles en pistant les frémissements de l’esprit du vent ? Voilà le genre d’interrogations qu’appelle tout naturellement la musique de Fever Ray.

L’affaire n’était pourtant pas si mal engagée, avec cette pochette d’encre à la Charles Burns, faisant espérer et craindre une transpostion auditive de la tératologie adolescente banlieusarde du fameux dessinateur américain. Bien sûr, tout cela empestait le factice et la hype à cent coudées, mais on savait trop combien la méfiance l’endroit de cette dernière était devenue vaine, que la véritable aristocratie devait dorénavant condescendre à l’examen des plus basses oeuvres, à trifouiller la gadoue médiatique, au risque exhorbitant de saloper son pull jacquard moutarde, pour ne pas finir par sentir l’anti-mite de penderie. Qu’en un affront fait au principe de causalité plurimillénaire, les remugles fangeux n’impliquaient pas forcément l’ordure. Le Toxic de Britney, et quelques autres, étaient passés par là.

L’écoute furtive de quelques morceaux de l’oeuvre toute septentrionale de cette Suédoise suffit à mettre à bas cette conviction de peu, romantisme de caniveau et de charogne pouvant très aisément, à l’occasion, virer à la coprophilie repue.

Voici son pédigrée : Des synthés à la Kraftwerk, tout un attirail sonore de pénombre en kit aux accents gothico-cold wave, une voix crispante hyper-maniérée dont la théatralité lasse fait l’effet d’une Kate Bush sans l’utérus, errant à demi-nue au milieu d’une forêt de chants indiens-grégoriens possiblement ancestraux enrobés de papier-bulle. Se font entendre aussi de la flûte de pan, la Madonna brune période Frozen, Deep Forest, Era et Björk, pour ce qui est des artistes morts ayant donné dans le panthéisme vocalo-incantatoire et l’hymne aux élements, le tout dans un esprit très Ushuaïa -on imagine d’ailleurs très bien ces comptines new-age servir d’illustration sonore à une réclame pour gel douche.

Il semblerait qu’on touche ici le fond de l’affaire quant à cette easy-listening du monde torturée insupportable de circularité pseudo-chamanique, de ce papier peint sonore merdeux au camaïeu détaillant méthodiquement toutes les subtiles nuances du caca-d’oie : le nauséux roulis de l’idéologie Nature et Découverte, volonté occidentale de primitivisme béat dont la tiers-mondophilie éco-citoyenne dégoulinante n’est qu’un avatar bioéquitable du colonialisme de la grande époque qui avait, au moins, l’immense mérite de s’afficher comme tel, sans l’appui tartuffe de l’argument du réenchantement du monde grâce aux saines valeurs sauvages telles que l’adoration des cailloux et l’anthropophagie.

Pierre Levallois

http://www.myspace.com/feverray