Pas mal ces trois colonnes à la une de Jappe, il me suffit d’attendre que deux articles soient postés pour pouvoir revenir ni vu ni connu sur le sujet de mon dernier gribouillage.
Mais je suis plus fair-play que Thierry Henry, je me dénonce.
Merci donc Pi Patel de me permettre de faire un peu de recyclage. J’invite au passage nos lecteurs à se mettre Martel en tête et à lire son Histoire.
Alors voilà : après m’être extasié sur Logos, c’est tout naturellement que je me suis rendu au concert d’Atlas Sound au Point Ephémère. Et Bradford Cox sur scène, eh ben c’est quand même la classe.
Mais commençons par les préliminaires, qui, il faut bien l’avouer, n’étaient pas très excitants. Le Choir Of Young Believers, des Danois qui tentent vainement une fusion entre Fleet foxes (la voix et la barbe du chanteur), Sigur Ros ( ) et June Frost (si quelqu’un connait ce groupe je lui paie une pinte de Guiness) en devant se débrouiller avec un sens de l’harmonie aussi développé que celui de Patrick Sébastien, nous a laissé assez froid.
Des couplets popisants nuageux (nimbus). Une mélodie chantée reprise par tous les instruments, une écriture très linéaire. Et des montés poussives qui me rappelaient la voiture sans permis toussottnte qu’on dépassait l’été à vélo dans la mini côte de la rue de la craie, 25410, Saint-Vit (je mettrai peut être un lien Google Map pour vous montrer où c’est un jour mais là, j’ai la flemme).
Le son se voulait énOOÔOOrme, mais on a eu la preuve ce soir que ça ne faisait pas tout. D’ailleurs le Point Ephémère ne s’y prête pas vraiment.
La musique n’était pas bonne, mais la violoncelliste l’était un peu plus. On a donc patienté poliment en dégustant les jeux de lumière qui découpaient -rarement mais joliment- sa silhouette.
Une fois terminé leur dernier morceau qui n’en finissait pas de finir, ils sont partis en backstage et M. Cox est arrivé sur scène en amenant ses affaires, effets et guitare. Il a salué en disant « Hi ! My name is Bradford » a causé un peu en branchant son matériel. Et puis il nous a dit qu’il allait nous jouer une nouvelle chanson qu’il avait écrite pour sa tournée parce que son set était un peu court, et pour l’occasion il voulait la jouer avec un vrai groupe. Alors il a fait revenir les 4 Stimorol et il s’est avéré qu’ils pouvaient faire de la bonne musique. Il suffisait juste qu’ils jouent de bonnes chansons.
Une fois les Danois remisés, Bradford s’est mis à jouer tout seul. Comme il n’utilise plus de samples, il enregistre ses boucles au fur et à mesure, avec une rapidité et une précision assez déconcertantes, trafiquant le son de sa guitare à l’infini pour donner des sons d’orgue, de mandoline, de percussion, de guitare électrique, de nappes de synthé… En plus : sa voix et un harmonica. Parfois pour se faire plaisir, quand l’empilage de sons tournait bien, il posait la guitare et allait derrière la batterie qui était restée sur scène pour taper un peu, tout en chantant. Si le coté multi-tâches peut paraître impressionnant, c’est surtout musicalement qu’il se passait quelque chose.
Les atmosphères étaient très originales, intimistes mais pas caricaturales. Et il se faisait plaisir à jouer ce set instable, toujours en mutation.
J’ai capté que le accords étranges de Shelia n’étaient en fait que ceux du couplet transposés à l’extrême vers le bas, que quelqu’un utilisait encore un Harmonizer H3000 (plus entendu depuis Passion & Warfare, Vai, 1990) et que même sans Noah Lennox (et sans les sautillants accords de clavier) Walkabout restait une très bonne chanson. Le premier final, sur Criminal, fut magnifique. Puis il y a eu un rappel avec demande expresse du public d’une chanson que je ne connaissais pas et qu’il ne connaissait plus vraiment. Il a prévenu qu’il y aurait peut être plantage, mais il a tenté le coup. Après un faux départ et une explication sur sa façon de travailler, il a retenté. Et ça a duré plus de 10 minutes pendant lesquelles on a vu un petit univers se construire, grandir, s’épanouir et s’éteindre.
C’est risqué, bancal, et ça doit être assumé entièrement, à chaque seconde pour qu’il en sorte quelque chose. C’est une sorte de mécanique vitale qui s’illustre ici, quand chaque action se rappelle régulièrement à nous de manière plus ou moins audible, soutenant ou jurant avec ce qui est en train de se passer, s’éloignant lentement, recouverte petit à petit par les événements plus récents, mais enfouies dans un magma en perpétuelle expansion. On n’efface rien, on avance avec tout sur le dos.
C’était juste un mec avec sa guitare et son harmonica, venu chanter ses chansons. Très simplement. Comme d’aller voir jouer un pote. Et il nous a emmené dans son univers, riche et intimiste, bien loin des clichés scouts de la guitare folk en solitaire.
Un vrai bon, avec tout ce que cela implique de charisme, d’audace et de simplicité.
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Nico

Un beau contraste de poids entre la graisseuse à tous les étages d’un côté et Grand Corps Malade de l’autre. Ma préférence va évidemment au physique souffreteux et tuberculeux. Un reliquat de catéchisme, sans doute…
Je savais que j’aurais dû …
On dit dans les milieux autorisés que ce site n’est pas très visité …
Est-il bien référencé ?
Je me pose la question ….
Je vous la pose également messieurs (-dames ?)